La sédentarité, la Solution : le vélo

Par Astrid DAGUISÉ-BAHEUX, le 14 juin 2018 à 15 h 15

Sédentarité : la plus grande tueuse en série de tous les temps !

Le vélo saura t’il la stopper ?

Pour la question abordée sous l’angle : vélo-santé-publique,  dans son étude l’association Attitude Prévention met en lumière un fait de société alarmant sur le plan sanitaire : les européens passent de plus en plus de temps assis devant un écran, trop. Un mode de vie atone dont nous méconnaissons l’importance des dégâts sur notre santé.

En effet le risque de maladies liées à l’inactivité prévaut sur toutes les cures conseillées en pharmacie ou parapharmacie. Ce qui ne signifie pas qu’il faut abolir les cures, mais qu’il faut vraiment avoir une activité physique ou sportive régulière, et ce n’est ni du snobisme ni un effet de mode, c’est vital !

L’Europe souffre d’inertie. Devant les enjeux sanitaires et la paralysie européenne, il faut se bouger pour lutter contre le niveau d’obésité largement corrélé au temps passé devant nos écrans plutôt qu’à pratiquer une activité sportive… L’Hexagone s’engraisse ! Le surpoids est l’une des conséquences  intrinsèques à la sédentarité. c’est même la conséquence directe la plus visible. Mais il y a tellement d’autres effets secondaires… Citons par exemple, les menaces accentuées de diabète, de maladies cardiovasculaires, de dépressions nerveuses et celle de subir une régression des capacités cognitives et même de déclarer un cancer…

L’immobilisme est suspecté d’être coupable d’au moins 600000 décès en France.

Il y a déjà eu des campagne sanitaires :

Pour votre santé, mangez 5 fruits et légumes par jour par exemple, mais à priori, cette dernière n’est pas assez efficiente dans la mesure où elle ne parle pas d’activité physique. Se déplacer à vélo n’est pas donné à tout le monde, faute d’actions suffisantes menées, la motivation risque de faire défaut. Par exemple, avec une sécurisation des pistes cyclables, la création de beaucoup d’autres, car le réseau est vraiment insuffisant, sans oublier une éducation (ou rééducation) des cyclistes quant à leur usage, une aide substantive de l’état, des encouragements tangibles à changer ces mauvaises habitudes bien enracinées. Et bien sûr une campagne massive pour annoncer sensibiliser sur les dangers de la sédentarité pour motiver les troupes…

Oui, bouger et changer, bousculer nos habitudes, mais tous ensembles!

Les supports multimédias pointés du doigt. En résumé les européens préfèrent rester assis devant un écran pour hanter le web ou regarder des séries, et regarder des matchs de foot, ou des documentaires sur des régimes ou encore sur la réussite de telle ou telle anorexique plutôt que de pratiquer une activité qui leur permettrait d’accéder à leur idéal de santé ou d’esthétique…Voire les deux.  Des rêves inaccessibles, alors qu’en vérité, avec ou sens piste cyclable, notre vélo nous attend très patiemment ! D’autant que 30 minutes par jours suffisent à rétablir cet injuste déséquilibre… 30 minutes équivalent à 10000 pas environ (selon votre enjambée…) et de nos jours, vous trouvez facilement des applications gratuites sur votre smartphone, qui vous indiquent en temps réel l’évolution de votre nombre de pas.

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Le vélo notre meilleur allié pour palier à un dangereux mode de vie léthargique.

Selon les conclusions d’une étude britannique publiée dans American Journal of Preventive Medicine.

Menée sur un groupe de 125 sujets de sa majesté, âgés en moyenne de 75 ans et ayant pratiqué le vélo sur une grande partie de leur vie et comparés à d’autres sujets, âgés en moyenne de 28 ans, non sportifs mais en bonne santé, une étude britannique met en lumière un ralentissement du vieillissement du système immunitaire des cyclistes. Ces derniers ont à plus de 70 ans, semble t’il, un système immunitaire digne d’un jeune homme de 20 ans… Parmi les sujets de sa majesté observés et ce quelque soit leur âge, tous étaient en bonne santé, non fumeurs et sans problèmes liés à une surconsommation d’alcool.

Mesdames, Messieurs, à vos pédales ! C’est royal…

Mais selon les mêmes chercheurs britanniques, il faut considérer pour le moment les résultats de cette étude avec une certaine circonspection et prendre du recul en attendant qu’elle soit plus étayée et vérifiée dans le temps car certaines informations sont juste récoltées sur la base des témoignages donnés par les sujets de l’étude en question. De plus le nombre de cellules immunitaires de chaque sujet, n’a pas été intégralement analysé.

En outre, les résultats de l’université américaine de Columbia apportent une nuance à la corrélation vélo et bonne santé… À savoir que les bénéfices ne seront effectifs qu’à condition de pratiquer le vélo sans être envahi de particule fine, CO2, pendant une durée d’exposition trop longue. (Risque de maladie pulmonaire et cardiaque). Cette étude n’est pas encore aboutie car les scientifiques ont ciblé leur recherche sur un axe précis. Ils souhaite savoir à partir de quel moment, avec le plus de précision possible, le fait de pratiquer du vélo régulièrement dans une zone polluée, devient une réelle menace pour notre santé.

Cette étude n’invalidera en rien les bienfaits reconnus dans la pratique du vélo, elle confirmera simplement qu’il faut que cette pratique se déroule dans de bonnes conditions. Et, c’est même une bonne nouvelle très incitative, car plus nous serons nombreux à sélectionner ce mode de transport en agglomération, moins il y aura de véhicules polluants et donc de particules fines, c’est logique !

Ajoutons que, tout particulièrement en France, dans les grandes villes, les cyclistes sont concernés par ce bémol impactant le bénéfice de l’usage du vélo comme mode de déplacement quotidien. Surtout en période de pic de pollution. L’agence Santé publique, nous avertie sur ce réel danger en nous informant que ces particules fines représentent 9% des causes de mortalité, sur le plan national. Autrement dit, c’est 15 ans de moins à vivre pour les personnes étant régulièrement soumises à l’inhalation de ces particules… Ce qui représentent également entre 10 et 15% de cas d’asthme en France, même non mortellement respirées, ces particules nous polluent… la vie !

Le pneumologue, Jean-Jacques Larzul, fervent militant, lutteur acharné contre les effets de la sédentarité,  nous précise que de nos jours, même si nous n’y sommes pas sensibilisés, même si c’est moins spectaculaire, et moins facile à démontrer, on meurt plus de sédentarité que du tabac…

Pour endiguer ce triste constat, il primordial et urgent que les Français bougent, quelque soit l’ activité physique et le sport pratiqués, tant qu’ils le font de façon régulière.

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Pas de panique, les solutions sont pléthoriques

À conditions de pouvoir les mettre en œuvre… D’où la pertinence d’une densification du réseau véloroutes et voies vertes et de leur valorisation pour inciter les gens à les emprunter. Avec de tels enjeux, on comprend que l’État s’engage dans le combat.

En effet, rappelons qu’en avril de cette année, 200 parlementaires d’horizons politiques différents se sont accordés pour exhorter les pouvoirs publics à s’impliquer dans un plan vélo qui permettrait de laisser toute sa place à ce mode de transports alternatifs et non polluants. Aujourd’hui, les collectivités locales et territoriales vont dans ce sens, mais elles ne peuvent pas assumer à elles seules cet enjeu national. Heureusement, c’est aussi une volonté des pouvoirs publics d’investir dans des infrastructures pour  développer l’usage du vélo.

Avec le projet de loi sur les mobilités (LOM) qui doit être présenté en conseil des ministres courant juin, nous espérons tous que le cours des choses va changer. Notre Ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolat Hulot reste confiant quant à l’évolution de ce problème écolo-sanitaire.

D’autre part, les initiatives fourmillent pour lutter contre ce désastre, des scientifiques américains préconisent des postes de travail équipés de pédaleurs pour conserver une activité physique même lorsque nous sommes pris en otage des vicissitudes professionnelles.

À ce propos, l’Université de l’Iowa nous fournit la conclusion de son étude : les appareils permettant de pédaler tout en travaillant à son bureau constituent la meilleure forme de prévention, la meilleur réponse à ce phénomène de sédentarisation. Et confirme que cette méthode diminue bel et bien les risques liés au manque d’activité. Au bout de 4 mois d’observation, l’Université conclue par affirmer que les pédaleurs ont amélioré la concentration des 27 personnes s’étant prêtées à l’expérience et par ce fait à leur productivité. Le personnel ayant son poste équipé d’un pédaleur était convié à l’utiliser entre 50mn et trois heures par jour pendant près de quatre mois.

En dehors de ce test, le responsable de cette étude, Lukas Carr et son équipe ont observé de nombreux employés adeptes de la pratique du pédalage en salle de sport et concluent que la prévention idéale réside dans des appareils permettant de pédaler au travail, pour que le temps et les problèmes de planning ne soient plus un obstacle.

Pour M. Carr, plus l’étude avance plus elle est étayée, plus les preuves s’accumulent contre la sédentarité. Et pire, les personnes assises toute la journée – même si elles sont actives en dehors du travail – courent un risque aggravé de problèmes de santé comme le déclenchement  de maladies chroniques, l’affaiblissement de la fonction cognitive et l’apparition d’une détresse mentale.

Pour ces études, la clé de voûte du succès dans un cadre professionnel, était de fournir aux travailleurs un pédalier attitré, qui était confortable et facile à utiliser. De plus, il a constaté que le côté vie privée était un facteur essentiel dans ce genre d’environnement. Un vélo placé au vus et au sus de tout le personnel, tel un appareil commun, n’aurait pas motivé les employés de la même façon. Les pédaliers greffés directement aux postes peuvent être utilisés quand le personnel le souhaite sans se sentir gênés devant leurs collègues et sans le gêner non plus.

Mieux, à la fin de l’étude, 18 des participants ont choisi de garder leur équipement ! Une belle réussite.

Les recherches de M. Carr au fil des ans lui ont permis d’affiner ses conclusions, et de mettre en lumière ceci : la meilleure façon de faire bouger les gens au travail est de changer l’environnement de manière à faciliter l’activité physique. Mais sous certaines conditions comme par exemple éviter que le fait de pédaler au bureau génère une situation malaisante pour le pédaleur.

De plus, sa dernière étude forte des résultats précédents tient compte du côté pécunier  et démontre que cette stratégie peut être rentable pour les employés ET les employeurs. Puisque les employés y gagnent en bien être, concentration et productivité, les employeurs y gagnent en voyant diminuer les arrêts de travail et augmenter la qualité des tâches confiées à leur personnel.

C’est gagnant/gagnant.

Pour M. Carr, ce qu’il faut c’est aider les gens à adopter des comportements sains qui peuvent être maintenus à long terme.

Pour information : L’étude en question a été financée par le Healther Workforce Center for Excellence à l’UI (accord de coopération n ° U19OH008858) et par les Centres de contrôle et de prévention des maladies / Institut national pour la sécurité et la santé au travail.

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Moins ciblé géographiquement, sur le plan international. du domaine vélo-santé-publique…

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) considère que 3,3 millions d’individus décèdent tous les ans par manque d’activité physique. Triste palmarès, cette cause de mortalité, méconnue jusqu’à lors se hisse à la quatrième place des causes de mortalité.

En résumé, pour une meilleur santé, la pratique du vélo-Bureau est conseillée car elle lutte efficacement contre la sédentarité en permettant d’atteindre les objectifs OMS d’exercice physique d’1/2 heure/jour.

C’est une aide précieuse et reconnue à la concentration et à la mémorisation. Selon les études citées ci-dessus, on peut affirmer que le fait de pédaler en travaillant améliore les capacités intellectuelles. De plus cette activité procure un sentiment de plénitude. Le vélo-Bureau contribue au bien-être et favorise la confiance en soi. Une pratique régulière optimise la réussite scolaire par exemple.

Cependant, nous n’avons pas tous la chance de travailler pour des entreprises conscientes et sensible à ce phénomène et prête ou capable d’investir dans ce sens pour son personnel.

Donc à nous de nous prendre en mains sans attendre que quelque entité que ce soit le fasse à notre place… Pour un fois faisons de “l’automédication”…. En considérant que c’est de l’automédication positive…

Mais comment s’y mettre ou s’y remettre ?

La réponse en un mot : Vélo !

C’est une activité qui peut-être physique ou sportive selon les objectifs de chacun, mais surtout, c’est une une activité accessible à tous, tout le monde sait en faire, cette activité ne nécessite pas d’aptitude spécifique, elle n’est pas onéreuse et peut en sus faire office de moyen de transport vert. Donc faites du vélo pour vos déplacements urbain, pour vos loisirs, à la campagne, du vélo traditionnel ou du VAE, sous toutes ses formes, peu importe, en intérieur ou dehors à chaque fois que vous pouvez. C’est une activité sportive saine et achevée  ! Et elle présente l’avantage de vous bonifier sur tous les fronts : de l’intérieur comme de l’extérieur !

« C’est bon pour dans ton corps ! » Mais pas que…. Les nuls n’auraient pas vachement beaucoup mieux dit…

Le vélo permet d’étoffer une silhouette équilibrée en mettant à contribution intégralement votre organisme et donc tous vos muscles ( abdominaux, bras, dos, la région glutéale et d’avantage encore vos jambes).
Pour les femmes qui redoutent une musculature trop massive, pas de risque ! Le cyclisme même pratiqué de façon régulière, impactera positivement votre ligne, mais sans vous imposer les affres du footing. La course à pieds n’est pas un sport positif pour tout le monde, les chocs et les appuis répétitifs au sol peuvent générer des douleurs. À contrario le vélo vous évite ces chocs et préserve vos articulations avec des mouvement de rotations non violents. Le vélo peut même être recommandé pour certaines articulations comme celles des hanches.

Le pédalage sollicite de façon connexe votre cœur et vos muscles tout en favorisant l’amélioration de votre endurance. S’en suivra un tonus veineux plus performant qui à son tour vous permettra d’endiguer les problèmes de rétention d’eau, de cellulite, car le pédalage génère des mouvements qui relancent la circulation des jambes et in fine active les circuits lymphatiques.

Le vélo pratiqué 3 fois par semaine fera de la menace sédentaire qui pèse sur vous une légende urbaine…

À condition d’en faire au moins 20 minutes par séance.

Pour info, une minute de vélo équivaut à 150 pas, une minute de natation à 96 pas, selon la Fédération française de cardiologie. Quand on sait que pour éradiquer totalement les risques sanitaires liés à un mode de vie sédentaire, il faut en faire entre 7000 et 10000 par jour, on comprend mieux pourquoi la régularité de l’activité physique ou sportive est une condition importante…

Et les Français ne sont pas de bons élèves. Une enquête datant de 2015 indiquait déjà à l’époque que 78 % d’entre nous, compris entre 18 et 64 ans n’en effectuent que 7 525 pas par jour. Et pire, que certaines parties de la population ne parviennent même pas à 5000 pas par jour.

Si une activité physique régulière est vitale, ils ne faut pas pour autant négliger une bonne alimentation équilibrée, les deux associés, sont le secret de la longévité en bonne condition. Nous sommes bien d’accord sur le fait que personne ne souhaite vivre longtemps dans des conditions de santé déplorables, de souffrance… Personne n’envisage joyeusement de finir grabataire prématurément…

Sur ce point, même l’OMS encourage un exercice physique tel que la marche, voire la marche nordique, tous les jours si possible et pendant 30 minutes ou 20 minutes d’une autre activité sportive.

Les Français passent 5,07 heures par jour devant les écrans

Un autre spécialiste, le docteur Emmanuel Stamatakis professeur agrégé (d’exercice, de santé et d’activité physique) à la Faculté des sciences de la santé et au Centre Charles Perkins de l’Université de Sydney prône l’activité physique pour lutter contre la menace de la sédentarité. Ses intérêts de recherche comprennent les conséquences cardiométaboliques de l’inactivité et de la position assise, les effets directs et de substitution des comportements dépendant du temps (sommeil, séance, activité physique), les interactions de l’activité physique avec d’autres comportements de santé. les déterminants socio-économiques de l’activité physique et du comportement sédentaire.

Inégalités sociales de santé en lien avec l’activité physique

Sédentarité/ inégalité sociale et transports actif….

Au sujet de la population adulte ce qu’il faut savoir :

  • les ouvriers se déplacent moins à vélo durant la semaine (-35%) alors que c’est la tendance inverse que l’on observe chez les cadres et les employés(+33%).
  • Les agriculteurs font partie de la CSP qui marche le plus ?on ne peut pas parler de sédentarité pour eux.
  • La marche comme mode de transport s’amenuise au fur et à mesure que le revenu par unité de consommation augmente.

Les raisons de la sédentarité

Le manque d’activité physique pendant les loisirs et une attitude professionnelle et domestique statique sont les principales raisons de sédentarité, tout comme l’augmentation de l’usage des modes de transports passifs.

L’intensification de l’urbanisation ainsi que son accroissement influencent voire dégradent de plusieurs façons les éléments environnementaux qui sont susceptibles de pénaliser vois annihiler les motivations de la population à avoir une pratique sportive.

Le manque de connaissance des possibilités telles que les VAE, la location de vélo, l’acquisition de vélo recyclé…

En clair :

  • la violence,
  • l’augmentation de l’indigence,
  • la difficulté à parvenir au lieu de pratique ou de pratiquer sur route en cas de densité de circulation,
  • la dégradation de la qualité de l’air,
  • l’absence d’infrastructures adaptées pour accueillir les citoyens volontaires,
  • l’insécurité des usagers avec des infrastructures inadaptées.

Plus globalement, concernant la sédentarité, en France, la majorité des personnes (52 %) affirment pratiquer un sport ou une activité physique, parmi eux 26 % profitent du trajet (domicile/école, travail, magasins). Leurs motivations est la forme et la santé. La plupart de ceux qui ne pratiquent pas d’activité sportive invoque le manque de temps ou un problème de santé. Ce sont les raisons principales, mais il y en a d’autres. C’est chiffres sont tirés d’une étude « Eurobaromètre : sport et activités sportives », très sérieuse réalisée sur l’instance de la Direction générale pour l’éducation et la culture. Cette étude a été menée sur un échantillon représentatif de 26 788 citoyens européens âgés au minimum de 15 ans dans les 27 états-membres interrogés.

Définitions

Activité physique :

On entend par activité physique tous les gestes que notre corps génère et qui représentent une dépense d’énergie pour notre métabolisme et qui sont à dissocier de la dépense énergétique totale. La dépense énergétique liée à l’exercice physique, dont la portion évolue en fonction de la nature (âge, sexe, poids, mode de vie), de la temps et de la force de l’activité. Cette activité comprend tous les gestes de la vie courante sans exception quelque soit l’endroit et l’activité en question.

Activité sportive :

C’est une branche intrinsèque de l’activité physique, choisie, consciente et décidée qui comporte

en ensemble de mouvements organisés et spécifiques dédiés à la pratique d’un sport précis. L’activité sportive se compose d’entraînements et/ou de challenges, plus ou moins intenses et consomme plus d’énergie que les geste du quotidien sur une durée plus courte.

Sédentarité :

Elle différencie de l’activité physique et de l’activité sportive par une très faible dépense d’énergie et représente un facteur aggravent des risques sanitaires sur le métabolisme humain, initialement conçu pour bouger et dépenser un minimum, non atteint, de calories par jours.

Il ne faut pas confondre sédentarité et inactivité sportive. La première représente une dépense d’énergie inférieure ou égale à la dépense de repos en position assise ou allongée tandis que l’inactivité physique se caractérise par un niveau insuffisant d’activité physique d’intensité modérée ne permettant pas d’atteindre le seuil d’activité physique recommandé pour être en bonne santé (30 minutes fois/sem).

Mode de transport actif :

Ce sont tous les supports de déplacement qui permettent à l’usager de dépenser de l’énergie, à différencier des véhicules motorisés (hormis les VAE, où il faut tout de même pédaler par exemple). Donc sont concernés par appellation : les voitures, motos, scooter et tout autre mode de transport du même acabit.

Ce qu’il faut retenir :

En bouleversant l’équilibre de la programmation de notre corps par cet immobilisme contemporain nous engageons durablement nos chances de vivre en bonne santé et de vieillir dans de bonnes conditions. C’est vrai, le corps humain est fait pour être en mouvement, il est ainsi programmé. Or notre mode de vie nous pousse à l’inertie. Nous sommes biologiquement conçu pour bouger !

La sédentarité, gangrène du siècle et tueuse impitoyable… Quand elle ne tue pas elle engendre de nombreuses pathologies.

Le vélo peut-être l’antidote pour notre santé.

 

Les sources :

  • Le dossier de presse des Journées techniques route : Cité des congrès de Nantes (2018 )
  • Étude nationale intitulée : Étude nationale 2009 d’argic et arrco (2009)
  • Bilan positif de la pratique du vélo – santé et environnement sur Les archives ouvertes.fr (2016)

  • Évaluation de la politique de développement de l’usage du vélo pour les transports du quotidien : Commissariat Général au Développement Durable n°231 (mai 2016)

  • Gouvernance et démarches de conception des réseaux routiers urbains : les exemples de Paris et Londres sur Les archives ouvertes.fr (2015)

  • Étude d’évaluation sur les services vélos réalisée pour le compte de l’ADEME par : INDDIGO SAS N° de contrat : 10004221 (Septembre 2016)
  • Un rapport de greenpeace nommé : Living, Moving, Breathing (Ranking of European Cities in Sustainable Transpor)
  • État des lieux de l’activité physique et de la sédentarité en France (2017)
  • Dossier de presse datant de 2003 du Ministère de l’Équipement, des Transports, du Logement, du Tourisme et de la Mer concernant la Direction des Routes
  • Spécial économie du vélo avec l’étude complète du Bureau d’études Indiggo Altermodal
  • L’article se déplacer en vélo : un enjeu pour mieux vivre en ville, issu de www.revue-eps.com de avril-mai 2015 #365
  • Coordination Interministérielle pour le Développement de l’Usage du Vélo pour les Indemnité kilométrique vélo Les enjeux, les impacts
  • Rapport du conseil d’orientation des infrastructures (janvier 2018)et pour finir
  • Étude d’évaluation sur les services vélos d’ADEME
  • Étude dirigée par Lucas J. Carr, PhD et publiée American Journal of Preventive Medicine. (2016)

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